Tim au cœur d’or – Olivia Quetier

Titre : Tim au cœur d’or

Auteure : Olivia Quetier

Genre : Roman

Éditeur : Éditions Le Lys Bleu

Format : Ebook

Nombre de pages : 284

Note : 5/5

Tim au coeur d'or

Cher(e)s ami(e)s lecteur(rice)s,

Avant de débuter ma chronique, je souhaite remercier Olivia Quetier de nous avoir présenter son roman sur le groupe Des Nourritures Livresques.

Son roman, intitulé Tim au cœur d’or, a rapidement attisé ma curiosité quant aux thèmes qui y sont abordés. Et c’est avec plaisir que je vous le présente aujourd’hui. 😀

4ème de couverture :

Timothé vit en Lozère. Sa mère est alcoolique, son père un homme simple et bourru. Il veut devenir artiste peintre. Il met tout en acte pour tout quitter. Mais il est ramené sans cesse à cette mère qu’il s’imagine pouvoir sauver. Timothé vit ses années de lycée dans la peur que sa mère ne sombre dans la dépression. Cependant, ses amitiés et sa passion du dessin le maintiennent debout.
Nous le retrouvons 17 ans plus tard. Il peine à trouver sa place dans le milieu de l’art dont il ne supporte pas les codes. Pourra-t-il faire éditer sa bande dessinée « Tim au cœur d’or » ? Il est marié, vit à Paris avec un enfant. Sa femme consomme beaucoup de drogues et Timothé se retrouve à nouveau confronté à l’addiction. Il comprendra qu’il doit prendre des distances avec la destructivité qui touche ses proches pour pouvoir avancer. Durant les vingt années que traverse le roman, il cherchera à se dégager de cette place assignée par les liens familiaux.

L’auteure :

Née en 1972 dans les Alpes Maritimes, Olivia Quetier, psychologue depuis près de 20 ans, a travaillé onze ans auprès des adolescents. Elle exerce à Paris.
Elle publie son premier roman et explore à travers l’écriture et la construction de personnages et de fictions des thèmes en lien à la transmission, aux enjeux familiaux et individuels.

L’ouvrage :

Le titre :

Tim au cœur d’or, un titre qui en dit long. Nous avons pour commencer un prénom, Tim. Nous pouvons imaginer que c’est celui du personnage principal de l’histoire. Ensuite viennent ces quelques mots « au cœur d’or », qui nous font penser à l’expression française « avoir un cœur d’or ». Le cœur est comparé à de l’or qui est un métal précieux et pur et « avoir un cœur d’or » signifie être bon et généreux. Pour finir, nous pouvons penser qu’il s’agit de l’histoire de Tim qui serait un personnage qui veut du bien et qui fait du bien à autrui.

Le titre est écrit en jaune, ce qui rappelle la couleur de l’or en référence « au cœur d’or ».

Voilà un titre qui donne envie de débuter la lecture du roman et de vérifier ces hypothèses. 

La couverture :

Sur la couverture, en premier plan, est représenté un jeune garçon aux cheveux longs, habillé d’un tee-shirt et d’un jean. Serait-ce Tim? En second plan, on suppose une rue avec un bâtiment et des feux tricolores? Et en arrière plan, un ciel voilé, gris. 

La couverture est sombre, nuancée de gris et de noir. Elle soulève un côté angoissant, inquiétant, grave, totalement à l’antipode du titre.

Je me languis de commencer la lecture de ce roman et d’éclaircir ces quelques zones d’ombre qui questionnent.

Mon appréciation : 

Timothé, dit Tim est un adolescent de seize ans. Il vit chez ses parents, René et Maud. Sa mère est alcoolique et son père est inexistant, il est là sans être là. Tim est en fin de troisième et va aller au collège l’année prochaine. Mais ses résultats scolaires ne lui ouvrent pas les portes du lycée et de la filière espérés. 

Tim rêve d’entrer au lycée en baccalauréat littéraire, option arts plastiques. Il va se battre contre tous et prouver qu’à force de volonté et de détermination, tous les rêves peuvent se réaliser.

17 ans plus tard, Tim finit par écrire et illustrer sa première bande-dessinée, Tim au cœur d’or. Mais rien est encore gagné! Réussira-t-il à se faire publier et à se faire une place dans le monde de l’art? Ce n’est pas sans compter que Tim doit continuellement se battre avec ses démons : les addictions des personnes qui sont chères à son cœur.

Tim est pris au piège entre le cœur et la raison. Son cœur qui lui dit de ne pas laisser tomber sa mère ni sa femme. Et sa raison qui lui conseille de se détacher d’elles pour pouvoir avancer.

Tim prendra-t-il la bonne décision? Lequel de la raison ou du cœur triomphera?

A vous de le découvrir ami(e)s lecteur(rice)s! 😉👍😀📖

 

Dès les premiers paragraphes du récit, le contexte familial est posé.

« Il (Tim) poussa la porte de la maison. Sa mère était attablée à la cuisine, sa bouteille de blanc à trois quarts vidée devant elle. Sa tête était abandonnée dans ses bras. Elle dormait. Un son rauque sortait de sa bouche.

[…]

Il alla à la cuisine, et souleva sa mère pour l’amener dans son lit. Avec un peu de chance, ça réduirait la colère de son père ou la retarderait. »

« Il alla vérifier que sa mère n’avait pas bougé et respirait. Il avait peur qu’un jour son cœur s’arrête, qu’elle le lâche. Il l’aimait malgré tout. »

« Son père était un homme des bois, rustre et obstinément silencieux. Tim le détestait. Il ne lui adressait pas un mot. Il avait tant attendu de son père quand il était enfant. »

« Son père allait hurler sur sa mère, c’était donné d’avance. […] Cependant, il avait compris depuis peu que jamais son père ne lèverait la main sur quiconque et que sa mère ne risquait rien physiquement. »

A la lecture de la situation familiale, nous ne pouvons qu’éprouver de l’empathie.

Mais pas seulement! Par sa plume, par ses mots, l’auteure vient puiser au plus profond de nous en confrontant nos émotions et nos sentiments à travers divers thèmes qu’elle aborde au fil du récit, de l’histoire de Tim : la place de chacun dans la famille, la relation mère-fils, la relation père-fils, l’addiction, le suicide, le deuil, la (notion de) responsabilité, les répétitions transgénérationnelles, l’homosexualité, la résilience, l’acceptation. 

Dans le roman, Tim mène plusieurs combats dans différents domaines : familial, scolaire, de l’addiction.

Dans le domaine familial, Tim cherche sa place en tant qu’enfant, en tant que fils, puis en tant qu’homme, en tant que mari, en tant que père.

Dans le domaine scolaire, Tim comprend rapidement qu’il doit se battre pour son avenir. Il fait appel de la décision du conseil de classe et se livre corps et âme au principal du collège afin de réaliser son rêve et d’aller au lycée en baccalauréat littéraire, option arts plastiques.

« La nature était forte, elle! Elle ne pleurait pas à la moindre occasion. Il devait se faire chêne face au principal. Lui montrer cette force que rien ne peut faire plier. Il devait se reprendre et devenir orateur. Défendre sa vie, ses convictions. »

« Un jour, il partirait et le plus vite possible. Mais avec le bac. Tim voulait le bac. De toutes ses forces. Il devait aller en seconde. »

Tim finit par obtenir ce qu’il veut à force d’obstination et de détermination. L’accord de ses parents pour son départ au lycée en internat est la cerise sur le gâteau. Une scène que l’on imagine sans mal et dans laquelle tout un chacun peut se reconnaître, peut-être pas sur le même sujet mais à un moment où ce qui se joue dans la relation triangulaire  (père-mère-enfant) nous a servi.

Tim fait preuve de maturité, de motivation au fil des pages. Il sait ce qu’il veut et ce qu’il ne veut pas. Il veut se donner les moyens de réaliser son rêve, de prendre en main son destin.

« En quelques semaines, Tim avait grandi. Il avait compris qu’il travaillait pour son propre compte, qu’on était seul dans la vie, qu’on pouvait changer les choses si on s’en donnait les moyens. […] Il se souviendrait de ses seize ans comme d’un âge où il avait insulté le destin pour aller vers son désir malgré les obstacles. »

Un comportement qui finira par payer!

Dans le domaine de l’addiction, Tim va réaliser que s’il veut avancer dans la vie et aller au bout de ses projets, il faut qu’il lâche prise et qu’il accepte de ne pas être responsable des actes et des faits des personnes qui l’entourent et qu’il aime. Tout d’abord avec sa mère. Une mère alcoolique, dépressive. Une mère avec laquelle il entretient une relation fusionnelle, à la limite malsaine dans la mesure où il va devenir l’addiction de sa mère. Puis, avec sa femme dont il est très amoureux. Une femme qui se drogue. Une femme avec laquelle une reproduction s’opère et qui le freine dans sa qualité d’homme, de mari et de père. 

Un parcours non sans embûches. Mais un parcours constructeur. Un parcours au bout duquel triomphe la résilience. 

Bien plus qu’un roman, cet ouvrage pourrait être un support d’études pour ce qui est des relations familiales et de ses enjeux. 

Un roman très abouti, riche en analyses et en réflexions. A sa lecture, nous ne pouvons qu’être touchés tant les thèmes abordés ne nous laissent pas indifférents.

Tim au cœur d’or, un roman qui bouleverse, qui touche le cœur et qui fait écho. J’ai souri, ai eu mal au ventre et ai eu les larmes aux yeux.

Olivia, je tiens à saluer votre travail. Vos mots ont le pouvoir de panser les maux. Merci! 🙏

Cher(e)s ami(e)s lecteur(rice), je recommande vivement cet ouvrage, source de richesses. Un réel coup de ❤! 

Au plaisir de vous lire et d’échanger avec vous, 📖😀

Mel💋

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3 commentaires sur “Tim au cœur d’or – Olivia Quetier

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