Interview auteure en 10 questions : Sandrine Fillassier

Cher.e.s ami.e.s lecteur.rice.s,

Aujourd’hui, je partage avec vous l’interview d’une auteure, d’une étoile montante et filante que j’ai découverte il y a presque un an : Sandrine Fillassier.

Cette interview n’est pas née par hasard. Si vous me suivez, vous aurez remarqué que j’ai lu un des ouvrages de Sandrine en ce début d’année. Ce fut même le premier ! Le roman en question s’intitule Transe Mission et je suis tombée sous le charme de la plume de l’auteure, de son style, de ce qu’elle véhicule dans son récit. Sandrine écrit avec son cœur, son âme, son corps. Transe Mission en est le paradigme et il est pour moi un merveilleux coup de cœur.

Je vous laisse, à présent, faire la connaissance de Sandrine Fillassier.

Place aux questions/réponses !

Bonjour Sandrine,

Je te remercie d’avoir répondu positivement à ma demande et de m’accorder du temps pour répondre à ces quelques questions.

️ Peux-tu te présenter : biographie et bibliographie ?

Biographie :

Bonjour, je me nomme Sandrine FILLASSIER, je suis auteure Leforestoise depuis 5 ans. À ce jour, j’ai édité 8 livres, dont 6 aux Éditions du Net.

D’origine britannique par ma grand-mère paternelle, je suis née le 6 octobre 1968 à Douai (59). Mère au foyer et fière de l’être, j’ai mis au monde de deux fils. Je vous propose de découvrir mon univers…

Bibliographie :

J’ai été sélectionnée pour l’édition dans le cadre de « La Journée du Manuscrit Francophone » 2014 pour mon recueil de poésies satirique, érotique et métaphorique qui s’intitule : Les poétiques s’atirent – satura

  • Discipline : poésie
  • Parution : 24-10-2014
  • Auteur : Sandrine Fillassier
  • ISBN: 978-2-312-03166-8
  • Format : 150×230 mm
  • Nombre de pages : 56
  • Série / Collection : Les Editions du Net

Ce livre est un recueil de poésies satiriques, érotiques et métaphoriques, inspiré d’expériences vécues dans la vie de tous les jours, par moi-même ou par les gens qui m’entourent, en puisant dans les sujets inépuisables de notre société.

Sélectionnée à la fin de l’année 2015 dans le cadre de « La Journée du Manuscrit Francophone », pour mon ouvrage écrit à la mémoire de mon fils aîné, décédé le 15 avril 2015, intitulé : Méli-mélo drames – à la mémoire de mon fils, Julien…

  • Discipline : poésie
  • Parution : 24-10-2015
  • Auteur : Sandrine Fillassier
  • ISBN: 978-2-312-03740-0
  • Format : 150×230 mm
  • Nombre de pages : 118
  • Série / Collection : Les Editions du Net

À la suite du décès de mon fils aîné, Julien, âgé de 23 ans, survenu tragiquement le mercredi 15 avril 2015, j’ai décidé d’écrire cet hommage à sa mémoire. Ce livre est un recueil de proses poétiques dédié à toutes les familles qui souffrent de la disparition d’un enfant. J’ai ainsi mêlé des textes dramatiques et pathétiques avec d’autres, plus lyriques et avantageusement épiques. Je souhaiterais souligner que mes droits d’auteur sont intégralement reversés à une association caritative destinée à aider ou accompagner ceux qui sont victimes d’un mal non médiatisé : la bipolarité. J’ai estimé qu’il était de mon devoir de maintenir la flamme du souvenir pour mon garçon que j’ai tant aimé, et de ne faire aucun bénéfice de cette perte si douloureuse…

Début 2016, je me suis mise en scène, dans des textes partisans en m’adressant aux lecteurs avec une intention raisonnée d’énoncer, mais également de dénoncer les problèmes existentiels dans : L’humanitude – et ses vices… et versa !

  • Discipline : témoignages
  • Parution : 24-03-2016
  • Auteur : Sandrine Fillassier
  • ISBN: 978-2-312-04247-3
  • Format : 120×190 mm
  • Nombre de pages : 72
  • Série / Collection : Les Editions du Net

Dans cette œuvre et dans une certaine mesure, j’ai placardé mon point de vue en embrassant le risque de décevoir, tout en battant la mesure sans imposer le tempo dans un ouvrage composé de tirades, de nouvelles, d’introspections, de poésies et de diverses épigraphes destinées à interpeller mon prochain sur la réalité de la nature humaine, mais aussi sur le système qu’ordonne son évolution.

Début 2016 également, j’ai allié des citations chorégraphiques avec dextérité tout en dirigeant mes réflexions et autres expressions artistiques dans un ballet rythmique : Billets d’humeur – chorégraphies pour danser avec les maux

  • Discipline : témoignages
  • Parution : 25-03-2016
  • Auteur : Sandrine Fillassier
  • ISBN: 978-2-312-04271-8
  • Format : 120×190 mm
  • Nombre de pages : 76
  • Série / Collection : Les Editions du Net

Cet ouvrage est une collection de thèmes abordés avec une musicalité variée dans lequel je m’expose devant un jugement décisif avec une certaine assurance, mais aussi une faiblesse décelable par mes aphorismes. Je danse sur les nombreux mots périlleux que je manie avec prudence, sans toutefois courber l’échine, tout en ne faisant pas fi des maux que j’endure. Pas de ronds de jambe ! Digne d’une équilibriste, et consciente que cette nouvelle discipline est risquée, j’avance pas à pas sur le fil d’un rasoir aiguisé enclin à la critique…

Fin octobre 2016, dans le cadre de « La Journée du Manuscrit Francophone », une nouvelle œuvre a été publiée : La prophétie – dessine-moi un horizon.

  • Discipline : témoignages
  • Parution : 24-03-2016
  • Auteur : Sandrine Fillassier
  • ISBN: 978-2-312-04247-3
  • Format : 120×190 mm
  • Nombre de pages : 72
  • Série / Collection : Les Editions du Net

Un présage est une image d’anticipation. Il prévoit des événements pressentis de bon ou mauvais augure qui ne se sont pas encore déroulés ou produits. Certaines personnes prédisent l’avenir, mais elles sont considérées comme des charlatans lorsqu’elles ont annoncé une catastrophe qui ne s’est pas réalisée…

Thomas est-il un prophète, un ange ou un démon ? C’est ce que Pierre découvrira lorsqu’anecdotiquement, cet être énigmatique viendra lui dévoiler une fin du monde imminente, une conjoncture qui semblera authentique. Néanmoins, Pierre pourra-t-il mettre sa parole en doute ? Le petit garçon méfiant de 8 ans attestera-t-il de cette divination naissante et terrifiante ? Fera-t-il confiance au vieil homme qui s’est révélé expressément à lui afin de l’aider ? Face aux incertitudes, en prévenant le jeune enfant de la terrible réalité, Thomas sera prêt à déroger aux règles sacrées en défiant son créateur. Pour lui, qui sauve une vie sauve le monde, qu’importe s’il doit payer le prix fort.

Qu’adviendra-t-il de Pierre ?

Quel châtiment sera réservé à Thomas ?

Nul n’échappe à son destin…

Fin octobre 2018, dans le cadre de « La Journée du Manuscrit Francophone », une nouvelle œuvre a été publiée : Transe Mission

Discipline : fantastique

Parution : 24-07-2018

Auteur : Sandrine Fillassier

ISBN: 978-2-312-05968-6

Format : 150×230 mm

Nombre de pages : 450

Série / Collection : Les Editions du Net

Cette œuvre est une histoire empreinte d’amour avec une touche de fantastique prononcée qui est enveloppée par une atmosphère surnaturelle et paranormale…

L’Héroïne, Fenella Mc Fear, est une jeune Écossaise établie en France depuis ses études de designer à Paris. Elle s’est récemment mariée à Paul Édouard Victor de Saint-Germain, qu’elle a rencontré dans le cadre de son travail, dernier descendant d’une noble famille française décadente. Les deux tourtereaux s’installeront dans le sud de la France après un héritage parental fracassant dans un décor et un climat Pagnolesque. Dès cet instant, Fenella devra se transcender afin de combattre les âmes métaphysiques tourmentées et obsédantes qui ont échappé aux lois de l’homme, mais aussi de la nature. Dans un écrin élégant sur le déclin, elle deviendra malgré elle une enquêtrice spirituelle, ce qui l’obligera à découvrir les sombres secrets de La Bastide assassine dans une ambiance hitchcockienne.

Qui gagnera la bataille, le bien ou le mal ?

️ Comment en es-tu venue à écrire ? D’où te vient toute cette inspiration, cette imagination ? Que t’apporte l’écriture ?

Vous souhaitez connaître le pourquoi du comment de mes romans ? La réponse n’est pas compliquée : il m’est impossible d’avancer autrement qu’en écrivant, encore et toujours. Mon existence réelle s’est arrêtée le 15 avril 2015. Mettre noir sur blanc mes sentiments issus de la disparition de mon enfant est vital, voire viscéral. Mon fils ne doit pas être oublié : JAMAIS ! Je vis cette douleur au quotidien au grand dam de mon entourage qui espérerait me voir aller mieux. Je n’ai rien à gagner ! Seulement, je veux plus que tout autre chose que mon ange reste à jamais dans les mémoires parce que son décès est injuste. Je trouve ça tellement déchirant… ce n’est pas conforme à l’équité. Le manque de mon fils est abyssal, et je suis constamment plongée dans les ténèbres de ce jour fatidique. Pourtant, les gens autour de moi continuent leur vie…

Je me lève chaque matin en espérant que mon histoire et celle de Julien ne tombent pas dans l’oubli. Mon existence est un éternel cauchemar, et je voudrais préciser à mes détracteurs que je n’ai pas de vice caché ou autre côté pervers comme ils tentent de le faire croire par leurs commentaires parfois déplacés. Non, c’est simplement un combat : ma bataille contre la mort qui m’accompagne au jour le jour. Cela peut paraître irrationnel, mais mon unique dépendance désintéressée pour ne pas me noyer est l’écriture et le soutien des lecteurs. Est-ce une drogue ? Certainement ! Est-ce que je m’y prends de la mauvaise façon ? Probablement, mais je ne m’en rends pas compte puisque je suis toujours dans un état second pendant que ma plume s’abreuve de l’encre qui coule dans mes veines pour me maintenir en vie. Je ne suis pas sur la défensive, toutefois je dois avouer qu’il est extrêmement pénible de devoir se justifier en permanence sur la pertinence de mes tapuscrits parce qu’ils dérangent les biens pensants et les heureuses personnes. Mise à l’index, je suis fatiguée, épuisée, de devoir parfois m’en excuser. Pour une simple question d’intégrité, j’estime avoir une place parmi les scribouilleurs du dimanche, alors je m’en contente, quitte à laisser creuser ma tombe par les mauvaises langues.

L’écriture est une vocation laborieuse qui recèle un sublime écrin dont émanent tantôt l’euphorie et tantôt la morosité… par le biais d’une plume flamboyante, parfois rouge sang émergent une myriade de lettres. Elles jaillissent d’un silence solennel trop lourd à porter sur mes frêles épaules. Le sophisme de mon imagination permet aux mots issus des maux de se faufiler allègrement dans la blancheur affamée de mes pages. Ils sont empreints de mes vagues à l’âme indéniables pour darder leurs flammes insatiables. Ce pouvoir indomptable qu’inflige inlassablement l’illusion de la porosité de mon insatisfaction est obsessionnel : certes, je suis loin du bovarysme émancipé devant les piperies du monde… toutefois, sans négliger mon amour-propre, je trace des lignes directrices pour ne pas sombrer. Écrire sans tempérance est une question de survie et de résilience dans le vide sidéral d’une vie désuète.

Faut-il faire preuve de différence ou d’inférence pour écrire ? À cette question que chacun d’entre nous a le droit de se poser, je répondrai qu’il est parfois nécessaire de laisser simplement parler les sentiments qui nous rongent. Composer avec mes tripes est une véritable délivrance pour moi, je rédige avec mon cœur, et ne suis ni conventionnelle ni conformiste. Logiquement, je ressens chaque mot et chaque phrase comme si je les vivais. Tout jailli de mon esprit loquace, naturellement et sincèrement. J’ajouterai que rien n’est irréalisable dans la vie surtout si l’on s’en donne vraiment la peine, et mes livres valent ma peine. Bien sûr, du fait de ma fragilité, il ne m’est pas systématiquement concevable de répondre sereinement à l’agressivité d’autrui, par le simple fait que le chagrin, la souffrance, vous laisse sans défense et que la force manque à coup sûr. Aujourd’hui, seuls les mots m’encouragent à vivre : le verbe réconfortant a pris une place primordiale dans mon deuil… tout le reste est « lis tes ratures ! ». Passer outre les vocables malintentionnés, ne pas en tenir compte, voilà désormais mon existence tranchante… c’est comme une évidence à nuancer selon les circonstances et les caisses de résonnance qui m’entourent. Pour en ajouter à tout cela, je dois composer avec un passé imparfait que je n’arrive pas à conjuguer au présent. Madame la Greffière est priée de bien vouloir corriger, sur sa minute, les fautes oubliées : l’audience est levée !

Pour conclure sur le champ de mes pensées, les manuscrits sont les temples bénis de l’écriture. Ils sont de gourmands mille-feuilles aux mille et un plaisirs, aux mille voyages, aux mille et un partages. La littérature possède mille facettes, mille et une parures, mille tourments, mille et une cassures : toutes ces fractures structurent les tournures qui me ceinturent. Alors, au fil de mes pages sincères et spontanées, mes sémantiques sont étendues comme un cri du cœur. Au plus fort de mes heures d’insomnies, elles sont liées à ma sauce, puis déliées pour être reliées. Avec ou sans pudeur, je fractionne, je sectionne, je ponctionne, je soutiens, je révèle le grain de papier avec parfois un grain de folie. Enfin, j’anoblis de diverses enluminures les tessitures de l’armature pour d’invisibles césures. Au-delà de cette merveilleuse aventure, je me conforte dans le fait que les écrits durent et que les paroles se dispersent au gré du vent mauvais…

️ Transe Mission est ton dernier roman du genre fantastique mais pas seulement, peux-tu l’exposer sans spoiler ?

Fantastique, certes… mais il est avant tout un thriller qui est parti d’une blague potache pendant la saison estivale 2014. Ma cousine possède une grande maison, un Mas dans la Drôme Provençale pour être plus précise. Un soir, alors que je terminai de prendre une douche bien méritée, j’ai perçu des bruits étranges pendant que je me sentais observée par quelqu’un ou quelque chose. Oui, comme si j’étais épiée, mais il n’y avait personne à l’étage à part moi. La nuit qui suivit, j’ai fait un cauchemar dans lequel j’entendais des fillettes m’appeler… elles m’invitaient à m’amuser avec elle à la marelle dans le long couloir qui borde les chambres à coucher. Elles me répétaient avec insistance : viens jouer avec nous ! Viens jouer avec nous ! Le lendemain matin, encore toute tremblante, j’ai raconté ce « rêve », s’il en était un, à ma cousine ainsi qu’à son mari. Dès cet instant, ils me révélèrent que la maison était réellement hantée par deux gamines : quelle fut ma stupeur ! En fait, ils se moquaient ouvertement de moi, et nous avons ri inévitablement de cette facétie. C’est ainsi que l’histoire a germé dans ma petite tête dont le premier titre fut « les jumelles oubliées ». Il m’a fallu plus de deux années pour l’écrire, le lire et le relire pour le rédiger enfin dans une mouture plus aboutie. Les droits de ce roman de 450 pages ont été déposés en 2017 dans sa version définitive avant de voir le jour fin juillet 2018.

Le titre « Transe Mission » a beaucoup d’importance, mais il ne m’est pas possible de rentrer dans les détails sans vous dévoiler le fil de mon roman, alors je m’abstiendrai d’en dire plus à part le fait que le sujet abordé est le monde paranormal, l’univers intrigant des esprits et des ondes positives ou négatives. À ce propos, d’année en année, je constate à quel point ces dernières sont présentes à chaque instant où que nous soyons : elles sont tantôt physiques et créées par la pierre lancée dans l’eau, elles sont parfois virtuelles comme la transmission d’un sentiment, d’une sensation ou encore d’une idée qui vous tient à cœur. Et puis, il y a les grandes ondes, les ondes courtes qui se partagent l’éventail des fréquences afin d’acheminer l’information. Mais il existe aussi celles qui viennent d’une autre dimension : celles-là mêmes que les scientifiques à l’esprit cartésien étriqué se refusent de reconnaître. Pour ces faits irrationnels, en attendant qu’ils soient expliqués un jour, ils emploient des termes fourre-tout ou rejettent leur incompétence sur le bureau d’études de Lourdes qui pourra éventuellement appeler ça des miracles. N’en jetez plus, la cour est pleine ! Je ne crois que ce que je vois, disait Saint Thomas l’incrédule, lequel a admis son erreur lorsqu’il a remarqué les traces de crucifixion ainsi que la plaie sur le flanc de Jésus Christ ressuscité.

Tout ce qui ne se voit pas n’existe-t-il pas pour autant ? Prenons simplement l’exemple de l’air que nous respirons, celui-là même qui nous grise, siffle à nos oreilles, glisse sur notre peau, il ne se perçoit pas, mais on sait qu’il est présent. Il en va de même pour d’autres éléments qui se dérobent à notre vision, mais n’échappent néanmoins pas à notre discernement. Oui, je suis branchée sur les phénomènes paranormaux, et je pense que les manifestations de l’au-delà sont bien réelles. Sur ce point précisément, il y a bien des témoignages qui rapportent l’existence de voix ou encore d’images captées à partir des ondes radiophoniques ou la télévision. Qu’exprimer également concernant les personnes disparues qui apparaissent sur des clichés ? À ce titre, j’en possède deux qui n’ont pas fait l’objet de retouches ou autres trucages. Vous avez dit, bizarre ? Oui, comme c’est étrange, voire troublant, mais il me plaît de penser que c’est un signe, un message pour me faire part de la réalité d’une vie après la mort. ..

Alors voilà, « Transe Mission » reprend les diverses pensées et regards humains sur la probabilité d’une vie dans l’au-delà à travers des histoires d’amour et de haine intergénérationnelles. Mais il est aussi une longue enquête et une quête de la vérité… peut-être même du Graal pour certains de mes personnages. Accrochez-vous, ça va secouer ! Croyez-vous aux fantômes ? Selon mon adage, les morts ne reviennent jamais, mais certains ne partent pas.

➡ Dans ce roman, tu abordes des sujets difficiles à travers lesquels nous ressentons toute ta sensibilité, une part de vécu. Que représente ce roman pour toi ? Quelle est votre histoire ?

Oui, comme tu l’as découvert en lisant mon roman, et comme dit précédemment, je fais référence à la mort. Tu as bien senti que celle de mon fils, bien qu’elle ne soit pas affairée ni citée dans « Transe Mission », occupe toutes mes pensées.

Ce roman représente beaucoup pour moi pour la seule raison qu’il est l’unique lien qui me tient encore à mon fils. Je m’explique : j’ai commencé son écriture avant la disparition de Julien, et lorsqu’il venait à la maison avec son compagnon afin de partager notre repas, je leur lisais un chapitre ou deux tellement ils étaient demandeurs. Trois jours avant son décès, il m’a pressé de lui divulguer la fin, mais j’ai refusé en lui réclamant d’être patient. Je lui ai formulé avec taquineries : « Je te donnerai le livre papier, et tu la découvriras bientôt ! » Il est parti frustré, et je m’en mords les doigts aujourd’hui. Pourquoi, bon sang, ne pas lui avoir dit comment se terminait ce fichu livre ? Depuis les remords et les regrets mortifères me rongent. Je pense qu’il sait maintenant puisqu’il a pu en prendre connaissance au-dessus de mon épaule… j’espère simplement qu’il est fier de moi. En coulisse, je caresse ce doux souhait secrètement, loin des cérémonies orgiaques : celles des poids lourds contre les poids plumes, celles des élus « produits de l’année » contre les lauréats… sans lauriers.

️ Tu as écrit des recueils de poèmes, des romans fantastiques, des fictions et des récits. Tu ne sembles donc pas l’auteure d’un seul et unique genre littéraire. Quel genre aimerais-tu aborder ? Quels sont tes projets littéraires ?

Oui, j’ai écrit des poèmes que les peaux aiment, et il est vrai que je ne me contente pas d’une seule thématique. Il faut que je pétrisse tous les sujets qui me semblent intéressants, c’est une nourriture livresque éclectique à foison sans OGM (Obédience, gageure, mensonge). Très longtemps, on m’a cantonnée dans une case, alors je fais tout aujourd’hui pour me démarquer. Je suis une rebelle, et je vais là où l’on ne m’attend pas. Je suis à contrecourant, je me lance des défis d’écriture, je tente de coucher sur le papier des histoires à dormir debout. Surtout dernièrement avec « Transe Mission » et son aventure cauchemardesque qui plaît beaucoup pour la bonne raison que les retours sont très positifs, bien que certaines scènes alimentent assurément l’insomnie. Je m’insinue, je m’immisce, dans l’esprit des lecteurs, et je compte bien y rester, tel un « encrage ». Je travaille sur plusieurs livres à la fois, il est vrai que je me disperse un peu, mais je ne peux m’en empêcher, c’est ainsi. Pour conclure, oui, les thèmes que j’aborde sont tous différents, car je suis une touche à tout. Voici mes projets d’écriture en cours de réalisation :

— « Les yeux de charbon ». Ce neuvième manuscrit est en attente de publication, il devrait voir le jour au printemps.

— Un roman sur la Shoah (en phase de correction).

— Un livre sur la tragédie que vivent les parents endeuillés,

— Un conte illustré pour les enfants,

— Un essai sur le monde des concours littéraires,

— Une fiction qui nous emmènera dans le celui des marabouts,

— Un roman policier…

️ Qu’apprécies-tu de partager avec tes lecteurs & lectrices à travers tes écrits ? Pour toi, que doit contenir un bon roman ?

Je tente de partager mes funèbres émotions, j’aime qu’ils comprennent les messages que je m’évertue à faire passer. Il y a toujours une lueur d’espoir dans le ciel d’Éluard, en vertu du droit, de la liberté de penser et d’expression. Pourtant, dois-je continuer ? Problème cornélien. Dois-je trancher dans le vif ce nœud gordien qui me cause tant de peine ?

️ Quels auteurs & quels ouvrages sont pour toi sources d’inspiration ?

Zola, Victor Hugo, Verlaine, Rimbaud, Agatha Christie, Stephen king…

Monsieur Jean D’Ormesson, mon maître absolu.

️ Quel est LE livre qui t’a le plus marqué et pourquoi ?

Les lumières de l’invisible, de Patricia Darré.

Ce livre parle de l’au-delà : un sujet qui m’est cher. Mais il apporte beaucoup d’espoirs…

️ Comment choisis-tu tes lectures (en fonction de ton humeur, de tes besoins, etc.) ?

Je lis beaucoup de livres d’histoire afin de me documenter.

️ Quelle est ta lecture du moment ?

Étant actuellement en correction d’un roman, et en pleine écriture d’un autre, je n’ai pas le temps de lire. Je suis de près les sorties littéraires, mais j’attends l’été afin de reposer mes neurones, bercée par le doux chant des cigales.

Merci d’avoir pris le temps de répondre à toutes ces questions. Je te laisse conclure cette interview de la manière dont tu le souhaites. Au plaisir de te lire et d’échanger avec toi,

Belle et douce journée.

Je t’embrasse

Merci Émilie, pour m’avoir accordé ce plaidoyer poétique. J’ai été attirée par le hasard de ta page, comme un filon d’or découvert lors d’une chasse au trésor, et j’ai trouvé une perle rare en toi. Malgré les pirates, en manque de vers qui enivrent et qui agissent toujours sur mes comptes Twitter et Facebook, je ne céderai pas à leur abordage ni à leur sabordage pour la bonne raison que mes voiles sont toutes dehors avec le vent en poupe. Je ne prendrai pas la fuite, et je ne sombrerai pas non plus : je tiens bon ! Je monte la garde en haut du mât contre vents et marées, dans le même bateau livresque que toi. Je suis émue par cette interview, car elle émerge comme une miraculeuse bouteille jetée à la mer, ballottée dans les embruns salés de certaines opinions négatives à l’encontre de mon ascension précipitée. Je patiente en attendant des flots de paroles plus propices à ma navigation internet, mais que sont les mauvais mots, en comparaison de ceux qui me sont adressés en toute sincérité ? Pas grand-chose en face de ton avis favorable pour « Transe Mission » qui me conforte et me réconforte. C’est un coup de cœur élogieux ! Est-ce un mirage, ou une illusion ? Peu importe. Émilie, quel plaisir de t’avoir rencontrée… pour ne pas dire quel bonheur ! Portées au fil de l’eau, au gré du hasard qui n’existe pas, les ondes de tes flatteries sont arrivées jusqu’à moi, et j’en suis comblée. Tu vois, elles n’ont pas eu de mal à se faufiler entre les mailles parfois perverses des réseaux sociaux. Merci d’être venue m’écrire, me donner de tes nouvelles qui sont si rassurantes : là est l’essentiel.

Sur les lignes d’horizon 2019, je n’ai plus qu’à te souhaiter meilleurs vœux et bon vent, dans le bruissement des haubans, vers des îles sous le vent, en soulevant au passage des flots, des trésors de mots sur ton blog littéraire.

Revenons à nos dragons, au cours de ton aventure, évite les récifs, les écueils, les poncifs sur le grain de papier de la feuille d’écriture. Sois très prudente lorsque tu approcheras les « Quarantièmes Rugissants », et tente de rester sourde au chant de certaines sirènes. Méfie-toi aussi des trompettes qui ne sont là que pour tromper la renommée. En vitesse de pointe, glisse, fends l’eau, pourfends l’écume, garde le cap, et surtout le moral ! En avant pour de belles immersions, rentre le périscope avant de plonger dans les eaux troubles et profondes de la littérature. Tu émergeras un jour ou l’autre dans d’autres, plus claires, afin de jeter « l’encre » au creux d’une critique ou dans un lagon aux champs chromatiques. Tu seras sous et sur l’eau à bord de ta caravelle amphibie, pendant que moi je déplierai mes ailes telle une goélette, tout là-haut dans les étoiles. Du ciel, j’aurai enfin un point de vue imprenable et paradisiaque sur la grande planète bleue. Selon les inclinaisons et les déclinaisons de mon inspiration, au fil du temps, il faudra bien que j’en finisse avec cette traversée du désert en solitaire.

À bientôt Émilie ! Arme-toi de patience, poursuis la bataille « hasta siempre la victoria » ! Et puis, reviens m’écrire quand tu le désires sur ma page, ou envoie-moi une carte postale sur mon profil Facebook. Pour moi, un beau jour, ou peut-être une nuit cessera la concurrence faute de combattants sans merci en désaccord avec mes lignes.

J’espère… j’espère… j’espère… oh oui, j’espère ! C’est mon caractère, j’espère… comme dans la chanson, mais je ne sais pas si tu seras toujours là. Peut-être que oui… peut-être que non… mais pourvu que oui ! Allez, mon intuition me dit que cette amitié et ce respect dureront longtemps : « Il y a des regards qui s’accrochent aux nuages, par-delà les brouillards que créeront les matins. »

Ce n’est pas une fin de non-recevoir Émilie,

Mais le désir sincère et le souhait de se revoir.

Au revoir, jolie Émilie, c’est une belle histoire,

Cette mise en lumière vaut tous les faire valoir.

Au loin, et aux diables, larmes et mouchoirs,

Ce n’est pas un adieu, juste un au revoir…

Un dessin de ma main pour salut en forme de pochoir.

Tout mon amour à ma famille, toute mon amitié à mes lectrices et lecteurs, à mes ami(e)s, aux auteur(e)s, mais aussi à tous celles et ceux qui apprécient la littérature, ça va de soi.

Je t’embrasse Émile !

Sandrine.

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